Décisions mentionnant Article P 39 — issues de la recherche plein texte, à vérifier avec chaque décision.
proposition de loi tendant à reconnaitre officiellement le caractère de journée nationale du souvenir et du recueillement à la date du 16 octobre, anniversaire du transfert du soldat inconnu d'Algérie à Notre-Dame-de-Lorette
proposition de loi tendant à faire figurer, sur l'acte de décès des personnes ayant trouvé la mort dans un camp de déportation l'indication, comme lieu de décès, dudit camp de déportation et, lorsque celui-ci est inconnu, la mention << mort en déportation >>
Améliorer son quotidien ?
À l’inverse de la prison établie en métropole, qui définit les individus comme citoyens et sujets légaux, la prison coloniale participe à la construction des populations « indigènes » comme objet de pouvoir. D’une manière générale, l’enfermement en situation coloniale s’inscrit avant tout dans un « carcéral de conquête » (Bernault 1999, p. 39) plutôt que dans une vision foucaldienne du pénitencier, censé punir et discipliner. La prison constitue en quelque sorte l’ombre portée de la société coloniale....
Gérard Cornu, Dictionary of the Civil Code, traduit sous la supervision d’Alain Levasseur et Marie-Eugénie Laporte-Legeais, Paris, LexisNexis, 2014, 663 p., ISBN 978-2-7110-2124-6
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L'Ombre du monde : Une anthropologie de la condition carcérale
Invention récente puisqu’elle n’a guère plus de deux siècles, la prison est devenue, partout dans le monde, la peine de référence. L’atteste, en France, le doublement de la population carcérale au cours des trois dernières décennies. Comment comprendre la place qu’elle occupe dans la société contemporaine ? Et comment expliquer que le tournant punitif affecte avec une telle intensité certaines catégories de personnes ? Pour tenter de répondre à ces questions, Didier Fassin a conduit au long de quatre années une enquête dans une maison d’arrêt. Analysant l’ordinaire de la condition carcérale, il montre comment la banalisation de l’enfermement a renforcé les inégalités socio-raciales et comment les avancées des droits se heurtent aux logiques d’ordre et aux pratiques sécuritaires. Mais il analyse aussi les attentions et les accommodements du personnel pénitentiaire, les souffrances et les micro-résistances des détenus, la manière dont la vie au dedans est traversée par la vie du dehors. La prison apparaît ainsi comme à la fois le reflet de la société et le miroir dans lequel elle se réfléchit. Plutôt que l’envers du monde social, elle en est l’inquiétante ombre portée. Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié La Force de l’ordre (Seuil, 2011) et La Raison humanitaire (Hautes Études-Gallimard-Seuil, 2010).Sommaire : Pages de début (p. 3-9)| Remerciements (p. 11-16)| Prologue. C’est ici que tout commence (p. 17-37)| Introduction. L’extension du domaine carcéral (p. 39-68)| Chapitre 1. Remplir, disent-ils (p. 69-110)| Chapitre 2. Un secret public bien gardé (p. 111-153)| Chapitre 3. Vous qui entrez (p. 155-187)| Chapitre 4. La vie en prison, mode d’emploi (p. 189-230)| Chapitre 5. Par la force des choses (p. 231-256)| Chapitre 6. Un métier en quête d’honneur (p. 257-294)| Chapitre 7. La violence, toujours recommencée (p. 295-336)| Chapitre 8. Les intermittences d