Cour de Cassationcomm
Cour de Cassation · comm — 2 mai 1990
- ECLI
- 6079d32f9ba5988459c57d54
- Date
- 2 mai 1990
reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)créancesproductioncréance d'origine antérieure au règlement judiciairecontrat d'entreprisemalfaçonsdommagesintérêts se substituant à l'obligation de fairenécessitécréancier sans titrevérificationdomaine d'applicationcréancier débiteur de la massecréancier opposant l'exception d'inexécutionmalfaçons se rattachant à un contrat antérieur à l'ouverture de la procédurecontrats et obligationsobligation de faireentrepreneur en liquidation de biensaction tendant au paiement de dommagesintérêtsresponsabilité de l'entrepreneurréparationsmodalitésréparation en natureliquidation des biens de l'entrepreneur la rendant impossibleexécutionaction en exécutionaction tendant à l'attribution de dommages
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 13 de la loi du 13 juillet 1967 ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'après avoir effectué des travaux de chauffage pour la société Garage Laurent Laroche (société Laroche), M. X... a été mis en règlement judiciaire puis en liquidation des biens ; que le syndic en a réclamé le paiement et que la société Laroche a opposé l'exception d'inexécution en invoquant des malfaçons ; Attendu que, pour accueillir cette exception, la cour d'appel a retenu que, M. X... n'ayant pas réalisé une installation en état de fonctionnement, la société Laroche était fondée à ne pas exécuter son obligation de paiement jusqu'à ce que l'entreprise ait elle-même accompli ses propres obligations ; Attendu qu'en statuant ainsi, sans constater que la société Laroche avait produit sa créance de dommages-intérêts au passif de la procédure collective, dès lors que cette créance avait son origine antérieurement à l'ouverture de la procédure et que l'obligation de faire incombant au débiteur en liquidation des biens ne pouvait se résoudre qu'en dommages-intérêts, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 juin 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Nancy ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- comm
- Date
- 2 mai 1990
- Matière
- reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)
Référence
6079d32f9ba5988459c57d54
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel