Cour de Cassationcr
Cour de Cassation · cr — 13 décembre 1993
- ECLI
- 6079a86a9ba5988459c4d32c
- Date
- 13 décembre 1993
instructionnullitéschambre d'accusationsaisinesaisine par le juge d'instruction, le procureur de la république ou l'une des partiesdomaine d'applicationordonnance juridictionnelle susceptible d'appel (non)nullités de l'instructionrequête du juge d'instruction, du procureur de la république ou de l'une des parties
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
CASSATION sans renvoi sur les pourvois formés par : - X... Yves, - Y... Maurice, contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Colmar, en date du 2 septembre 1993, qui, dans l'information suivie notamment contre eux du chef d'escroquerie, a rejeté leur requête en annulation d'actes de la procédure. LA COUR, Joignant les pourvois en raison de leur connexité ; Vu le mémoire produit commun aux deux demandeurs ; Sur le moyen relevé d'office et pris de la violation des articles 173, 186 et 593 du Code de procédure pénale ; Vu lesdits articles ; Attendu que la procédure instituée par l'article 173 du Code de procédure pénale ne saurait être utilisée à l'égard des décisions juridictionnelles visées à l'article 186 du Code de procédure pénale contre lesquelles la voie de l'appel peut être employée ; Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué que Maurice Y... et Yves X..., placés sous mandat de dépôt le 12 mars 1993 après leur mise en examen pour escroquerie, ont vu leur détention provisoire prolongée par ordonnance du 9 juillet 1993 pour une durée de 2 mois à compter du 12 juillet 1993 ; que les intéressés ont aussitôt saisi la chambre d'accusation, sur le fondement de l'article 173 du Code de procédure pénale, d'une requête en annulation de cette décision aux motifs notamment que ladite ordonnance avait été rendue sans débat contradictoire préalable ; que la chambre d'accusation, après avoir déclaré recevable cette requête, a dit n'y avoir lieu à annulation de pièces et l'a rejetée ; Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors qu'une ordonnance portant prolongation de la détention provisoire a le caractère d'une ordonnance juridictionnelle et ne peut, à ce titre, faire l'objet que d'un appel, la chambre d'accusation, qui ne pouvait que déclarer la requête irrecevable, a méconnu les textes et principes susvisés ; Que, dés lors, la cassation est encourue ; Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens proposés : CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Colmar, en date du 2 septembre 1993 ; Vu l'article L. 131-5 du Code de l'organisation judiciaire ; DECLARE IRRECEVABLE la requête susvisée ; DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Articles de loi cités
article 173 du Code de procédure pénalearticle 186 du Code de procédure pénale contre learticle 173 du Code de procédure pénale ne sauraiarticle L. 131-5 du Code de l
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- cr
- Date
- 13 décembre 1993
- Matière
- instruction
Référence
6079a86a9ba5988459c4d32c
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel