L’héritage des Albret de Vayres-Langoiran au coeur de la guerre de Cent Ans
1 janvier 2017
Le présent article retrace tout d’abord le destin des derniers représentants d’une branche cadette de la famille d’Albret, les seigneurs de Vayres et de Langoiran, dont les terres occupaient une place de premier plan dans la Guyenne anglaise. Après l’appel fait au roi de France par le comte d’Armagnac et le seigneur d’Albret en 1368, les Albret de Vayres-Langoiran furent tiraillés entre la fidélité à leur seigneur lige anglais et les liens familiaux qui les poussaient vers le roi de France. Lorsque Bérard III, dernier représentant de cette lignée, mourut sans enfant en 1378 ou 1379, il laissa derrière lui quatre soeurs et plusieurs tantes qui réclamèrent son héritage selon les coutumes de Bordeaux. Mais les deux principaux prétendants furent le sire de Montferrand, son beau-frère, partisan du roi d’Angleterre, et le sire d’Albret, son cousin, partisan du roi de France. Alors commença une querelle de plus de 70 ans qui opposa les deux familles, mais aussi les deux royaumes ennemis, le destin de ces terres étant indissociablement lié aux péripéties de la guerre. Il fallut attendre 1455 pour que les deux camps parviennent à un compromis, qui fut conclu en faveur des Albret.