TA76Tribunal Administratif de RouenRejet
TA76 · Tribunal Administratif de Rouen — 3 mars 2026
- ECLI
- ORTA_2600551_20260303
- Date
- 3 mars 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Procédure
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Question juridique
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Solution
source officielleRejet irrecevabilité manifeste alinéa 4
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2026, M. A... C... B... transmet au tribunal une décision du 29 janvier 2026 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a classé sans suite sa demande de naturalisation, un recours gracieux adressé au préfet, ainsi que divers documents. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / (…) ». ». En vertu de l’article R. 411-1 dudit code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ». Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité, et que les requêtes doivent comporter l’énoncé des conclusions soumises au juge. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci. M. B... a transmis au tribunal, par l’intermédiaire du téléservice Télerecours citoyen, une lettre intitulée « recours gracieux », manifestement adressée aux services préfectoraux, par laquelle il fait état du classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime et par laquelle il sollicite du préfet l’annulation de cette décision et la reprise de l’instruction de sa demande de naturalisation. M. B... a également produit divers documents, dont le courrier du 29 janvier 2026 portant classement sans suite de sa demande de naturalisation. Bien qu’adressé au tribunal administratif par l’intermédiaire de l’application Télérecours citoyen, le courrier de M. B..., demandant à l’auteur de la décision de revoir sa position, ne comporte aucune conclusion soumise au juge au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative et doit donc être regardé comme un recours gracieux adressé à l’administration et non comme un recours contentieux. Il n’appartient pas au juge administratif de connaître d’un recours gracieux adressé à l’administration. Seule l’autorité administrative ayant pris la décision peut, sur demande du destinataire de cette décision, connaître d’un recours gracieux dirigé contre elle, et il appartient donc à M. B... de saisir le préfet de la Seine-Maritime de son recours gracieux et, en cas de rejet de celui-ci, de saisir le cas échéant le tribunal administratif d’un recours contentieux en présentant une requête satisfaisant aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, la requête de M. B..., qui ne comporte pas de conclusions adressées au juge, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. La présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que M. B... dépose une nouvelle demande de naturalisation. O R D O N N E : Article 1er : La requête de M. B... est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B.... Fait à Rouen, le 3 mars 2026. La présidente de la 2ème chambre, Signé C. Galle La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
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Synthèse
- Juridiction
- TA76
- Chambre
- Tribunal Administratif de Rouen
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 3 mars 2026
Référence
ORTA_2600551_20260303
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel