TA25Tribunal Administratif de Besançon
TA25 · Tribunal Administratif de Besançon — 16 janvier 2026
- ECLI
- ORTA_2600018_20260116
- Date
- 16 janvier 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2026, Mme C... D... demande au juge des référés l’attribution rétroactive d’une bourse scolaire pour sa fille A... D....
Mme D... soutient que :
- sa fille A..., scolarisée en terminale au lycée Georges Cuvier n’a pas obtenu de bourse scolaire pour l’année 2025-2026 alors que son frère l’a obtenue ;
- ce défaut d’attribution résulterait d’une erreur de communication entre le lycée et M. D... ;
- cette bourse est essentielle pour garantir à sa fille la continuité de ses études.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné M. B... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « (…) A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ».
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».
3. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
4. L'article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
5. En saisissant le juge des référés d’une requête via le dispositif dématérialisé télérecours dans lequel elle attribue à sa requête le terme de « référé » alors que celle-ci ne reprend pas ces mots, ne cite pas l’un des articles du code de justice administrative et ne développe aucune argumentation relative à l’urgence, Mme D... ne permet pas au tribunal de savoir clairement si elle a entendu saisir le tribunal d’un référé suspension, d’un référé liberté ou d’un référé mesures utiles, voire d’un autre référé, ni de s’assurer que les conditions propres à la mesure d’urgence vraiment recherchée seraient réellement satisfaites.
6. En admettant même qu’est seulement recherchée la suspension d’une décision ayant refusé une bourse scolaire à sa fille, de telles conclusions sont irrecevables faute pour l’intéressée d’avoir joint à sa requête une copie de sa demande d’annulation de cette décision et d’avoir produit la décision contestée après y avoir été invitée par le tribunal.
7. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter, dans leur ensemble, les conclusions dont est saisi le tribunal.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D....
Fait à Besançon, le 16 janvier 2026.
Le juge des référés,
A. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffièreCitations
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Synthèse
- Juridiction
- TA25
- Chambre
- Tribunal Administratif de Besançon
- Date
- 16 janvier 2026
Référence
ORTA_2600018_20260116
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA