Conseil d'État · 1ère chambre — 31 octobre 2023
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2023:488212.20231031
- Date
- 31 octobre 2023
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IAFaits
Le demandeur a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler une décision administrative suspendant le versement de son revenu de solidarité active et d'enjoindre au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de le rétablir dans ses droits et de restituer les retenues effectuées pour le mois d'avril 2022. Le tribunal administratif a rejeté sa demande par un jugement du 17 juillet 2023. Le demandeur a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État contre ce jugement.
Procédure
Le Conseil d'État examine le pourvoi en cassation du demandeur. Le pourvoi a été enregistré le 12 septembre 2023. Le Conseil d'État vérifie la recevabilité du pourvoi au regard des exigences de représentation par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, conformément aux articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Question juridique
Le pourvoi en cassation formé par le demandeur est-il recevable au regard de l'obligation de représentation par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation ?
Solution
source officielleLe pourvoi n'est pas recevable et n'est donc pas admis, en raison du défaut de représentation par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, alors que cette obligation était mentionnée dans la notification du jugement attaqué.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante : M. A B a demandé au tribunal administratif de Nice, d'une part, d'annuler la décision du 31 mai 2022 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a, sur son recours administratif préalable, confirmé la décision du 19 avril 2022 par laquelle il a suspendu le versement de son revenu de solidarité active et, d'autre part, d'enjoindre au président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de le rétablir dans ses droits et de lui restituer les retenues effectuées pour le mois d'avril 2022. Par un jugement n° 2202785 du 17 juillet 2023, le tribunal administratif de Nice a rejeté cette demande. Par un pourvoi, enregistré le 12 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. L'article L. 822-1 du code de justice administrative dispose que : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". 2. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique. 3. En vertu de l'article R. 821-3 du code de justice administrative, il est obligatoire d'être représenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation pour introduire, devant le Conseil d'Etat, un recours en cassation, sauf lorsque ce recours est dirigé contre une décision d'une juridiction de pension. 4. Selon le deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, le Conseil d'Etat, juge de cassation, peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, un pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée. 5. Le pourvoi de M. B ne fait pas partie de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de représentation. Il n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que la notification du jugement attaqué faisait mention de cette obligation. Ce pourvoi n'est donc pas recevable et ne peut, par suite, être admis. O R D O N N E : Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Fait à Paris, le 31 octobre 2023 La présidente : Gaëlle Dumortier La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation : Hervé Herber
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 1ère chambre
- Formation
- 1ère chambre
- Dispositif
- Cassation
- Date
- 31 octobre 2023
Référence
ECLI:FR:CECHS:2023:488212.20231031
Données disponibles
- Texte intégral