Conseil d'État5ème chambre5ème chambre
Conseil d'État · 5ème chambre — 21 avril 2022
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2022:462062.20220421
- Date
- 21 avril 2022
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu les procédures suivantes : 1° La société Sun Auto a demandé à la commission du contentieux du stationnement payant d'annuler un titre exécutoire émis par l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) en vue du recouvrement d'un forfait de post-stationnement mis à sa charge par la Ville de Paris et de la majoration dont il est assorti. Par une ordonnance n° 21001404, la commission du contentieux du stationnement payant a rejeté sa requête. Sous le numéro 462062, par un pourvoi, enregistré le 15 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sun Auto demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa requête. 2° La société Sun Auto a demandé à la commission du contentieux du stationnement payant d'annuler un titre exécutoire émis par l'ANTAI en vue du recouvrement d'un forfait de post-stationnement mis à sa charge par la Ville de Paris et de la majoration dont il est assorti. Par une ordonnance n° 21021107, la commission du contentieux du stationnement payant a rejeté sa requête. Sous le numéro 462063, par un pourvoi, enregistré le 15 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sun Auto demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa requête. 3° La société Sun Auto a demandé à la commission du contentieux du stationnement payant d'annuler un titre exécutoire émis par l'ANTAI en vue du recouvrement d'un forfait de post-stationnement mis à sa charge par la Ville de Paris et de la majoration dont il est assorti. Par une ordonnance n° 21011247, la commission du contentieux du stationnement payant a rejeté sa requête. Sous le numéro 462064, par un pourvoi, enregistré le 15 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sun Auto demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa requête. 4° La société Sun Auto a demandé à la commission du contentieux du stationnement payant d'annuler le titre exécutoire émis par l'ANTAI en vue du recouvrement du forfait de post-stationnement mis à sa charge le 19 août 2019 par la commune de Tours et de la majoration dont il est assorti. Par une ordonnance n° 19122567 du 28 février 2022, la présidente de la commission du contentieux du stationnement payant a rejeté sa requête. Sous le numéro 462170, par un pourvoi, enregistré le 8 mars 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sun Auto demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa requête. Vu les autres pièces des dossiers ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Les pourvois visés ci-dessus présentent à juger les mêmes questions. Dès lors, il y a lieu d'y statuer par une seule décision. 2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Selon l'article R. 821-3 de ce code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". Enfin, en vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du même code, le Conseil d'Etat, juge de cassation, peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, un pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée. 3. Les pourvois de la société Sun Auto, qui ne sont pas au nombre de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de ministère d'avocat, n'ont pas été présentés par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que les notifications des ordonnances attaquées faisaient mention de cette obligation. Par suite, ils ne sont pas recevables et ne peuvent, dès lors, être admis. O R D O N N E : Article 1er : Les pourvois de la société Sun Auto ne sont pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sun Auto. Fait à Paris, le 21 avril 202Signé : Denis Piveteau La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme ; Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Bernard Longieras N°s 462062, 462063, 462064, 462170 1
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 5ème chambre
- Formation
- 5ème chambre
- Date
- 21 avril 2022
Référence
ECLI:FR:CECHS:2022:462062.20220421
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel