TA87Tribunal Administratif de Limoges
TA87 · Tribunal Administratif de Limoges — 13 mars 2023
- ECLI
- DTA_2300360_20230313
- Date
- 13 mars 2023
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mars 2023 et régularisée le 13 mars 2023, la commune de Meymac (Corrèze) demande au juge des référés, en application des dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, de désigner un expert avec pour mission de se prononcer sur l'état du bâtiment situé sur son territoire, 7 rue des Clercs, parcelle cadastrée section AE n° 149 et appartenant à Mme B C, placée sous tutelle de l'Udaf de la Corrèze.
Elle soutient que la toiture est endommagée, que des ardoises tombent sur la voie publique et que le mur côté rue Saint Pierre se déforme et menace de s'effondrer. Elle précise qu'elle a déjà pris un arrêté municipal interdisant l'accès aux véhicules et aux piétons côté rue Saint Pierre. Ce bâtiment représentant un péril important et immédiat pour la sécurité publique, elle se trouve dans l'obligation d'engager la procédure de mise en sécurité destinée à faire cesser le péril engendré par celui-ci. Elle a averti la propriétaire et l'architecte des Bâtiments de France, le bâtiment se situant dans le périmètre du champ de visibilité des monuments historiques de l'Abbaye Saint André et de l'Eglise, par courrier recommandé avec AR en date du 10 mars 2023 de son intention de mettre en œuvre cette procédure de mise en sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation, notamment son article L. 511-9 ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ". Le maire informe l'architecte des Bâtiments de France de la mise en œuvre de la procédure prévue à l'article L. 511-9 lorsqu'est concerné un immeuble classé ou situé aux abords de monuments historiques définis à l'article L. 621-30 du code du patrimoine.
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 556-1 du code de justice administrative : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 ". Ledit article R. 531-1 dispose que : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction () ".
3. Le maire de la commune de Meymac soutient que l'état du bâtiment situé sur son territoire, 7 rue des Clercs, parcelle cadastrée section AE n° 149 et appartenant à Mme B C, crée un danger justifiant la mise en œuvre de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il précise que la propriétaire et l'architecte des Bâtiments de France ont été avertis de son intention de mettre en œuvre la procédure de mise en sécurité. Il y a donc lieu, en application des dispositions précitées, de nommer un expert en vue de constater l'état actuel de ce bâtiment et de fixer sa mission comme il est dit à l'article 1er de l'ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er: M. A D, demeurant La Morguie à Sainte Fortunade (19470), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
- de se rendre sur les lieux et d'examiner le bâtiment situé sur le territoire de la commune de Meymac (Corrèze), parcelle cadastrée section AE n° 149, 7 rue des Clercs et appartenant à Mme B C, placée sous tutelle de l'Udaf de la Corrèze ;
- de dire si, à son avis, ce bâtiment présente un péril grave et imminent et dresser, le cas échéant, constat de l'état des bâtiments mitoyens ;
- dans le cas d'un péril grave et imminent, de proposer les mesures conservatoires et définitives de nature à mettre fin à l'imminence du péril.
Article 2:L'expert procèdera à sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination. Il déposera son rapport au greffe du tribunal administratif en deux exemplaires dans les délais les plus brefs après l'accomplissement de sa mission et en notifiera copie à la commune de Meymac, à l'Udaf de la Corrèze, représentant Mme B C, et à l'architecte des Bâtiments de France dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative.
Article 3:L'expert avertira d'urgence la commune de Meymac, l'Udaf de la Corrèze et l'architecte des Bâtiments de France, par tous moyens utiles des jours et heures de la visite de l'immeuble prévue à l'article 1er.
Article 4:Cette ordonnance sera notifiée à la commune de Meymac, à l'Udaf de la Corrèze, à l'architecte des Bâtiments de France et à M. A D, expert.
Limoges, le 13 mars 2023
Le juge des référés,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Le Greffier en Chef,
S. CHATANDEAU
ifCitations
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Synthèse
- Juridiction
- TA87
- Chambre
- Tribunal Administratif de Limoges
- Date
- 13 mars 2023
Référence
DTA_2300360_20230313
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel