Tribunal JudiciaireJLD
Tribunal Judiciaire · JLD — 8 janvier 2026
- ECLI
- 69bbfd20cdc6046d47353a95
- Date
- 8 janvier 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
COUR D’APPEL DE, [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE, [Localité 2], [Adresse 1], [Adresse 2], [Localité 3] ☎ :, [XXXXXXXX01] ■ ORDONNANCE statuant sur la poursuite de l’hospitalisation sans consentement en établissement psychiatrique contrôle systématique d’une hospitalisation complète Articles L. 3211-12-1 à L. 3211-13 et R. 3211-7 à R. 3211-30 du code de la santé publique N° RG 26/00003 - N° Portalis DB2K-W-B7J-DJU6 Patient : M., [O], [Z] ORDONNANCE Nous, Anne-Laure CAZENEUVE, vice-présidente au tribunal judiciaire de Vesoul, assistée de Cyril CORDIER, greffier ; Vu les dispositions des articles L. 3212-1, L. 3211-12-1, R. 3211-7 et s. du code de la santé publique ; Vu la requête de Monsieur le préfet de la Haute,-[Localité 4] en date du 24 décembre 2025, enregistrée au greffe le 24 décembre 2025 à 13H02 tendant au contrôle de la mesure de soins psychiatriques dont : Monsieur, [O], [Z] domicilié : chez Mairie de, [Localité 5], [Adresse 3], [Localité 6] né le 27 Janvier 1964 à, [Localité 7] (BOUCHES-DU-RHONE) assisté de Me Christine ARSEGUET, avocat au barreau de la Haute-Saône, commis d’office, fait actuellement l’objet au sein du centre hospitalier spécialisé de, [Localité 8] et Nord Franche-Comté ; Vu l’arrêté préfectoral pris par Monsieur, [M], [C], préfet de Haute,-[Localité 4] et daté du 12 juillet 2024 ordonnant l’admission en hospitalisation complète de Monsieur, [U], [W], ayant été identifié comme étant Monsieur, [O], [Z] ; Vu l’ordonnance du juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique maintenant cette mesure d’hospitalisation complète établie le 16 janvier 2025 ; Vu les certificats médicaux mensuels de situation établis aux dates suivantes : . le 30 juillet 2025 par le Dr, [H], . le 28 août 2025 par le Dr, [L], . le 26 septembre 2025 par le Dr, [H], . le 23 octobre 2025 par le Dr, [L], . le 21 novembre 2025 par le Dr, [N], . le 19 décembre 2025 par le Dr, [N] ; Vu l’arrêté pris par Monsieur, [G], [B], directeur de cabinet, portant maintien de la mesure de soins psychiatriques en date du 12 novembre 2025 et notifié ou information donné le 13 novembre 2025 : Vu l’avis du collège en date du 11 juillet 2025 ; Vu la saisine par le représentant de l’Etat reçue au greffe de la juridiction le 24 décembre 2025; Vu l’avis motivé en date du 16 décembre 2025 établi par le Dr, [N]; Vu les réquisitions écrites du ministère public en date du 7 janvier 2026 ; Vu le débat contradictoire en date de ce jour ; Vu l’absence du représentant de l’Etat convoqué le 6 janvier 2026 ; Vu les articles L3211-1 et suivants, L.3213-1 et suivants du code de la santé publique ; MOTIFS DE LA DECISION : L’hospitalisation sans son consentement d’une personne atteinte de troubles mentaux doit respecter le principe, résultant de l’article 66 de la Constitution, selon lequel la liberté individuelle ne saurait être entravée par une rigueur qui ne soit pas nécessaire (Conseil Constitutionnel, décision 2010/71 QPC du 26 novembre 2010). La protection de la liberté individuelle peut notamment trouver sa limite dans la protection de la sécurité de la personne objet des soins et des tiers auquel elle pourrait porter atteinte. Selon l'article L. 3213-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement, sur décision du représentant de l’Etat dans le département, que si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public. Le juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique doit contrôler en application de l’article L3216-1 du code de la santé publique la régularité des décisions administratives prises en matière d’hospitalisation complète. En application de l’article L3211-3 du code de la santé publique il doit aussi veiller, à ce que les restrictions à l’exercice des libertés individuelles du patient soient adaptées, nécessaires et proportionnées à son état mental et à la mise en oeuvre du traitement requis. Le juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique ne peut dans le cadre de son contrôle se substituer à l’autorité médicale s’agissant de l’évaluation du consentement du patient, du diagnostic posé ou des soins. Attendu que Monsieur, [O], [Z] a été admis en hospitalisation complète suivant la procédure décrite ci-dessus ; Que les certificats médicaux ont été régulièrement établis tous les mois depuis la dernière décision du juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique du 10 juillet 2025, de même que les décisions administratives de maintien de la mesure d’hospitalisation sous contrainte ; Que le procureur de la république demande la poursuite de soins sans consentement sous la forme d’une hospitalisation complète par avis du 7 janvier 2026 ; Qu’à l’audience, les échanges avec Monsieur, [O], [Z] sont difficiles, ce dernier étant peu loquace ; qu’il indique néanmoins ne pas comprendre les motifs de son hospitalisation, ajoutant ne présenter aucune pathologie nécessitant la mise en oeuvre d’un suivi médical ; qu’il sollicite la mainlevée de la mesure, Monsieur, [O], [Z] ajoutant souhaiter repartir dans sa région d’origine ; Attendu que l’existence de troubles psychiques est constatée dans l’ensemble des certificats de la procédure jusqu’à l’avis motivé du 16 décembre 2025 et le certificat médical mensuel en date du 19 décembre 2025 qui relève que le patient présente des troubles du comportement engendrant un risque de passage à l’acte hétéro-agressif ; qu’il est intolérant à la frustration ; qu’il présente en outre une anxiété majeure en lien avec l’impossibilité actuelle de pouvoir rejoindre sa région d’origine ; que l’anosognosie est totale, le patient s’opposant parfois à des soins somatiques ; que Monsieur, [O], [Z] se replie sur lui-même et refuse de prendre part aux activités proposées au sein de l’unité ; Qu’au regard de ces éléments et de l’inconstance de son état psychique tout comme l’adhésion aux soins qui reste précaire du fait de ses troubles, la poursuite d’une période de soins en hospitalisation complète s’avère justifiée ; Qu’aussi, en l’état de ces constatations médicales sur l’état mental du patient et son consentement aux soins établis par les certificats médicaux versés en procédure et pour lesquels le juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique des libertés des libertés et de la détention ne peut substituer son appréciation à celle des médecins, aucune irrégularité de procédure n’ayant été soulevée par le conseil du patient, son hospitalisation complète sera maintenue ; PAR CES MOTIFS : Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort, Autorisons le maintien de l’hospitalisation complète sans consentement de Monsieur, [O], [Z] ; Rappelons que la présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel, dans un délai de 10 jours à compter de sa notification et que l’appel sera formé par déclaration au greffe de la cour d’appel transmise par tout moyen ; Informons les parties que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le premier président de la cour d’appel ; Rappelons que si la personne est encore maintenue en soins psychiatriques sans son consentement dans le délai de 6 mois à compter de la présente décision, un nouveau contrôle du juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté prévues par le code de la santé publique devra être effectué avant cette échéance ; Disons que la présente ordonnance sera immédiatement notifiée : * à la personne hospitalisée, * à l’établissement hospitalier, * à l’avocat, * personne chargée de la mesure de protection, * à Monsieur le Préfet de Haute,-[Localité 4] ; * au ministère public. Fait en notre cabinet, le 08 janvier 2026 à 15h00. Le greffier Le juge
Articles de loi cités
article L. 3213-1 du code de la santé publiquearticle 66 de la Constitutionarticle L3211-3 du code de la santé publique il doitarticle L3216-1 du code de la santé publique la régul
Avocats intervenants
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- JLD
- Date
- 8 janvier 2026
Référence
69bbfd20cdc6046d47353a95
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA