Tribunal Judiciaire · Surendettement-RP — 17 octobre 2025
- ECLI
- 690a70e843d68eab408c10af
- N° pourvoi
- 25/03026
- Date
- 17 octobre 2025
- Condamnation
- 1 607 401 €
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IAFaits
*** EXPOSÉ DU LITIGE Le 14 août 2024, la commission de surendettement des particuliers du Var a déclaré recevable Madame [H] [G] (ci-après « la débitrice »), en sa demande tendant à l’ouverture d’une procédure de surendettement. Le 12 mars 2025, la commission a élaboré des mesures imposées, consistant en un rééchelonnement de tout ou partie des créances sur une durée maximum de 84 mois, au taux maximum de 0,00 %. Suite à la notification des mesures imposées par la Banque de France le 14 mars 2025 et au recours de la SAS 1640 FINANCE (ci-après « le créancier ») le 28 mars 2025, le dossier a été transmis au greffe du Tribunal de céans. Les parties ont été convoquées, par lettre recommandée, à l'audience du 08 septembre 2025. A cette audience, aucune des parties n’a comparu. Le créancier a écrit au Tribunal par lettre recommandée avec accusé de réception, reçue par le greffe en date du 16 juin 2025. Dans ce courrier, le créancier déclare être en possession d’une deuxième créance à l’encontre de la débitrice et souhaite que cette dernière soit intégrée dans la procédure. L'affaire a été mise en délibéré au 17 octobre 2025 et la décision rendue ce jour.
Procédure
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Question juridique
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Solution
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON Service du surendettement Palais Leclerc 140 bd Maréchal Leclerc 83041 TOULON CEDEX 9 ☎ 04.94.18.99.20/25 N° RG 25/03026 - N° Portalis DB3E-W-B7J-NKMS Minute N°25/00275 JUGEMENT SUITE À CONTESTATION DES MESURES IMPOSÉES RENDU LE 17 OCTOBRE 2025 AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS ----------------------------------------------------------------------- Dans l’affaire opposant : DEMANDEUR : Madame [H] [G] née le 09 Mars 1972 à CHAMBERY (73000) de nationalité Francaise 96 BD Bauchière 83000 TOULON non comparante, ni représentée à DÉFENDEURS : 1640 FINANCE 3 boulevard Jean Moulin CS 30731 78990 ELANCOURT non comparante, ni représentée COFIDIS Chez SYNERGIE CS 14110 59899 LILLE CEDEX 9 non comparante, ni représentée EOS FRANCE 19 allée du Château Blanc CS 80215 59290 WASQUEHAL non comparante, ni représentée CA CONSUMER FINANCE ANAP AGENCE 923 Banque de France BP 50075 77213 AVON CEDEX non comparante, ni représentée ARKEA FINANCEMENT ET SERVICES EX FINANCO Service surendettement CS 30001 29828 BREST CEDEX 9 non comparante, ni représentée MONABANQ Chez Synergie CS 14110 59078 LILLE CEDEX 09 non comparante, ni représentée COMPOSITION DU TRIBUNAL : Juge des contentieux de la protection : Audrey MOYA Greffier : Elodie JOUVE DÉBATS : Audience publique du 08 Septembre 2025 JUGEMENT : Le tribunal a rendu le jugement suivant réputé contradictoire et rendu en premier ressort, prononcé par mise à disposition au greffe le 17 OCTOBRE 2025 par Audrey MOYA, Président, assisté de Elodie JOUVE, Greffier. *** EXPOSÉ DU LITIGE Le 14 août 2024, la commission de surendettement des particuliers du Var a déclaré recevable Madame [H] [G] (ci-après « la débitrice »), en sa demande tendant à l’ouverture d’une procédure de surendettement. Le 12 mars 2025, la commission a élaboré des mesures imposées, consistant en un rééchelonnement de tout ou partie des créances sur une durée maximum de 84 mois, au taux maximum de 0,00 %. Suite à la notification des mesures imposées par la Banque de France le 14 mars 2025 et au recours de la SAS 1640 FINANCE (ci-après « le créancier ») le 28 mars 2025, le dossier a été transmis au greffe du Tribunal de céans. Les parties ont été convoquées, par lettre recommandée, à l'audience du 08 septembre 2025. A cette audience, aucune des parties n’a comparu. Le créancier a écrit au Tribunal par lettre recommandée avec accusé de réception, reçue par le greffe en date du 16 juin 2025. Dans ce courrier, le créancier déclare être en possession d’une deuxième créance à l’encontre de la débitrice et souhaite que cette dernière soit intégrée dans la procédure. L'affaire a été mise en délibéré au 17 octobre 2025 et la décision rendue ce jour. MOTIFS DE LA DECISION Sur la recevabilité du recours Aux termes de l’article R. 733-6 du code de la consommation : « La commission notifie, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au débiteur et aux créanciers les mesures qu'elle entend imposer en application des dispositions des articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Cette lettre mentionne également les dispositions des articles L. 733-8, L. 733-9 et L. 733-14. En cas d'application des dispositions du 3° de l'article L. 733-1 ou de l'article L. 733-4, elle énonce les éléments qui motivent spécialement la décision de la commission. Elle indique que la contestation à l'encontre des mesures que la commission entend imposer est formée par déclaration remise ou adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à son secrétariat dans un délai de trente jours à compter de leur notification ; elle précise que cette déclaration indique les nom, prénoms et adresse de son auteur, les mesures contestées ainsi que les motifs de la contestation, et est signée par ce dernier ». A l’examen du dossier, il ressort que le créancier a reçu notification des mesures imposées par la commission de surendettement des particuliers du Var le 14 mars 2025 et a adressé son recours le 28 mars 2025. Le recours du créancier ayant été exercé dans le délai réglementaire, il est, par conséquent, recevable. Sur le bien-fondé du recours L'article R.723-7 précise que « la vérification de la validité des créances, des titres qui les constatent et de leur montant est opérée pour les besoins de la procédure et afin de permettre à la commission de poursuivre sa mission. Elle porte sur le caractère liquide et certain des créances ainsi que sur le montant des sommes réclamées en principal, intérêts et accessoires. Les créances dont la validité ou celle des titres qui les constatent n'est pas reconnue sont écartées de la procédure. » Il convient de rappeler que la mesure de vérification des créances ne s’applique qu’à la procédure de surendettement et ne lie pas le tribunal qui peut être saisi au fond d’une demande du créancier visant à obtenir un titre exécutoire. Dans l’hypothèse où l’un des créanciers obtiendrait un titre exécutoire pour un montant supérieur à celui retenu par la présente décision, son droit de recouvrement persiste pour le paiement de la différence, même s’il est suspendu, sans intérêts, jusqu’à l’issue de la procédure de surendettement. Aux termes de l’article R. 713-4 du code de la consommation : « Dans les cas où il statue par jugement, le juge convoque les parties intéressées ou les invite à produire leurs observations, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Les convocations et demandes d'observations sont régulièrement faites à l'adresse préalablement indiquée par le destinataire. Dans ce cas, en cas de retour au secrétariat de la juridiction de ces notifications dont l'avis de réception n'a pas été signé par son destinataire ou par une personne munie d'un pouvoir à cet effet, la date de notification est celle de présentation et la notification est réputée faite à domicile ou à résidence. Une copie du recours ou de la contestation formé est jointe aux convocations ou aux demandes d'observations. Les articles 827 et 828 du code de procédure civile sont applicables. Lorsque les parties sont convoquées, la procédure est orale. En cours d'instance, toute partie peut aussi exposer ses moyens par lettre adressée au juge à condition de justifier que l'adversaire en a eu connaissance avant l'audience par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La partie qui use de cette faculté peut ne pas se présenter à l'audience, conformément au second alinéa de l'article 446-1 du code procédure civile ». En l’espèce, le créancier a soutenu dans son courrier être en possession d’une deuxième créance à l’encontre de la débitrice. Si ce dernier a produit aux débats un décompte des sommes dues arrêté au 17 mars 2025 laissant apparaître une créance d’un montant de 16 074,01 euros, force est toutefois de constater qu’il n’a pas transmis le contrat afférent au prêt en question, élément pourtant nécessaire à la justification du montant de la créance alléguée. Partant, en l’absence de pièces justificatives permettant d’établir avec certitude le montant de la créance, il convient de maintenir le plan établi par la commission de surendettement des particuliers du Var. Les dépens resteront à la charge de l'État. PAR CES MOTIFS Statuant par jugement mis à disposition au greffe, réputé contradictoire, exécutoire de plein droit et en premier ressort, DÉCLARE le recours de 1640 FINANCE recevable mais n’y fait pas droit ; ADOPTE les mesures imposées par la commission de surendettement des particuliers du Var, le 12 mars 2025, au bénéfice de Madame [H] [G] ; DIT que les mesures de désendettement imposées par la commission doivent être mises en application dans le mois suivant la présente décision et qu’il appartient à la débitrice de contacter les créanciers pour les modalités pratiques de paiement ; DIT que les paiements volontaires ou forcés reçus par les créanciers entre la date à laquelle leur créance a été arrêtée et la date de notification du présent jugement, devront être imputés sur le montant des dernières mensualités exigibles fixées par le plan ; RAPPELLE que les créanciers parties à la présente instance ne peuvent exercer de procédures d’exécution à l’encontre des biens de la débitrice pendant la durée du plan ; DIT qu’en cas de non-respect par la débitrice des modalités d’apurement prévues au plan, il appartiendra aux créanciers impayés de les mettre en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception d’exécuter les obligations sous quinzaine en avisant qu’à défaut de régularisation, le plan sera caduc à l’égard de tous les créanciers ; RAPPELLE que la présente décision est exécutoire immédiatement ; DIT que les dépens resteront à la charge de l’État ; DIT que la présente décision sera notifiée à la débitrice et aux créanciers par lettre recommandée avec accusé de réception et communiquée à la commission de surendettement des particuliers du Var. LE GREFFIER LE JUGE
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Surendettement-RP
- N° pourvoi
- 25/03026
- Date
- 17 octobre 2025
- Matière
- Entreprises en difficulté et surendettement des particuliers, faillite civile, rétablissement personnel
Référence
690a70e843d68eab408c10af