Tribunal JudiciaireJuge de l'Exécution
Tribunal Judiciaire · Juge de l'Exécution — 7 janvier 2025
- ECLI
- 677edb84b01eea4cf01a68ea
- Date
- 7 janvier 2025
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE D’EVRY JUGE DE L'EXÉCUTION AUDIENCE DU 07 Janvier 2025 Minute n°24/ AFFAIRE N° N° RG 24/06883 N° Portalis DB3Q-W-B7I-QQPL CCCFE délivrées le : CCC délivrées le : RENDU LE : SEPT JANVIER DEUX MIL VINGT CINQ Par Madame Virginie BOUREL, Vice-Présidente, Juge de l'exécution, assistée de Madame Johanna PALMONT, greffière ENTRE PARTIE DEMANDERESSE : Monsieur [N] [W] [Adresse 1] [Localité 4] comparant, représenté par Maître LORMAIL-BOUCHERON Virginie, barreau de l’Essonne ET PARTIE DEFENDERESSE : S.A. ESSONNE HABITAT RCS d’EVRY 965 202 880 [Adresse 2] [Localité 3] non comparante, représentée par Madame [C] [Z], régulièrement munie d’un pouvoir DEBATS L'affaire a été appelée à l'audience du 03 Décembre 2024,date à laquelle elle a été plaidée et mise en délibéré au 7 janvier 2025. EXPOSE DU LITIGE Le 21 juin 2024, la SA ESSONNE HABITAT a fait délivrer un commandement de quitter les lieux à Monsieur [N] [W] en exécution d'un jugement du tribunal de proximité d’Evry du 29 février 2024. Par déclaration au greffe en date du 10 septembre 2024, Monsieur [N] [W] a saisi le juge de l'exécution du tribunal judiciaire d'Évry d’une demande de délais de 12 mois pour libérer les lieux. A l’audience du 3 décembre 2024, la SA ESSONNE HABITAT a comparu en personne et a indiqué ne pas être opposée à l'octroi de délais. Il est fait expressément référence aux pièces du dossier et aux écritures déposées par les parties pour un plus ample exposé des faits de la cause et de leurs prétentions respectives. L’affaire a été mise en délibéré au 7 janvier 2025. MOTIFS DE LA DECISION Selon l'article L. 412-3 du code des procédures civiles d’exécution, le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales. Conformément à l'article L. 412-4 du même code, dans sa version applicable au présent litige, la durée des délais ne peut, en aucun cas être inférieure à un mois ni supérieure à un an. Pour la fixation de ce délai, le juge tient compte de la bonne ou mauvaise volonté manifestée par l'occupant dans l'exécution de ses obligations, des situations respectives du propriétaire et de l'occupant, notamment en ce qui concerne la qualité de sinistré par faits de guerre, la situation de famille ou de fortune de chacun d'eux, les circonstances atmosphériques, ainsi que des diligences que l'occupant justifie avoir faites en vue de son relogement. Il est également tenu compte du droit à un logement décent et indépendant, des délais liés aux recours engagés selon les modalités prévues par le code de la construction et de l'habitation et du délai prévisible de relogement des intéressés. Il appartient donc au juge de respecter un juste équilibre entre deux revendications contraires en veillant à ce que l'atteinte au droit du propriétaire soit proportionnée et justifiée par la sauvegarde des droits de l'occupant dès lors que ces derniers apparaissent légitimes. La SA ESSONNE HABITAT a fait part de son accord sur l'octroi de délais. Compte tenu de ces éléments, il convient de faire droit à la demande de sursis à expulsion de Monsieur [N] [W] dans les termes du dispositif ci-après. Chaque partie conservera la charge des dépens qu'elle a avancés. Il est rappelé que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision. PAR CES MOTIFS Le juge de l’exécution, statuant par jugement réputé contradictoire, mis à disposition au greffe et rendu à charge d’appel : SUSPEND pour une durée de DOUZE MOIS la procédure d'expulsion ; DIT que pendant ce délai, Monsieur [N] [W] devra s'acquitter de l'indemnité d'occupation égale au montant du loyer mensuel et des charges avant le 5 de chaque mois ; DIT qu'à défaut de paiement d'un seul versement de l'indemnité d'occupation et après l'envoi d'une mise en demeure restée infructueuse pendant un délai de 15 jours, la procédure d'expulsion pourra reprendre sans aucune formalité ; DIT que chaque partie conservera la charge des dépens par elle avancés ; RAPPELLE que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision. Ainsi jugé et prononcé au Tribunal judiciaire d'EVRY, le SEPT JANVIER DEUX MIL VINGT CINQ LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXECUTION
Articles de loi cités
article L. 412-3 du code des procédures civiles d
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Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- Juge de l'Exécution
- Date
- 7 janvier 2025
Référence
677edb84b01eea4cf01a68ea
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA