Tribunal JudiciairePCP JCP ACR référé
Tribunal Judiciaire · PCP JCP ACR référé — 3 juillet 2024
- ECLI
- 668d7ff253e3bdd07786749e
- Date
- 3 juillet 2024
- Condamnation
- 1 209 942 €
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1] [1] Copie conforme délivrée le : à : Copie exécutoire délivrée le : à : Pôle civil de proximité ■ PCP JCP ACR référé N° RG 24/02635 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4HFD N° MINUTE : 10/2024 ORDONNANCE DE REFERE rendue le 03 juillet 2024 DEMANDERESSE REGIE IMMOBILIERE DE LA VILLE DE PARIS, [Adresse 1], représentée par Maître Thomas GUYON, avocat au barreau de PARIS, [Adresse 2], Toque C2573 DÉFENDERESSE Madame [S] [O] [L] divorcée [I], demeurant [Adresse 3], comparante en personne COMPOSITION DU TRIBUNAL Jean CORBU, juge des contentieux de la protection assisté de Caroline CROUZIER, Greffière DATE DES DÉBATS : 28 mai 2024 ORDONNANCE contradictoire et en premier ressort prononcée le 03 juillet 2024 par Jean CORBU, Vice-président, assisté de Caroline CROUZIER, Greffière Décision du 03 juillet 2024 PCP JCP ACR référé - N° RG 24/02635 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4HFD Par assignation en référé du 15 février 2024, délivrée à la demande de la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP) à Madame [S] [O] [L] Divorcée [I], dénoncée au représentant de l'Etat dans le département au moins 6 semaines avant la date de l'audience (16/02/2024), la CCAPEX ayant été saisie au moins deux mois avant la délivrance de l'assignation (29/11/2023), le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Paris a été saisi aux fins de voir : - constater la résiliation du bail des lieux situés : [Adresse 3], ayant pris effet le 1er septembre 2004, par application de la clause résolutoire du bail, et ce après la délivrance le 28 novembre 2023, d'un commandement visant cette clause et dont les causes n'ont pas été réglées dans les 6 semaines de sa délivrance (loi du 27 juillet 2023 d'application immédiate), - prononcer son expulsion et celle de tous occupants de son chef, et statuer sur le sort des meubles ; - la condamner à payer à titre de provision la somme de 12099,42 euros, selon décompte arrêté au 15 février 2024, jour de l'assignation, à valoir sur l'arriéré locatif avec intérêts de retard, outre une indemnité provisionnelle d'occupation mensuelle égale au montant du loyer majoré des charges, et 400 € en application de l'article 700 du code de procédure civile ainsi que les dépens, comprenant notamment le coût de l'assignation, du commandement de payer et des frais de la procédure éventuelle d'expulsion si nécessaire . A l'audience du 28 mai 2024, la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP), représentée indique que la dette est de 11000 euros selon décompte arrêté au 22 mai 2024, échéance d'avril 2024 incluse. Elle précise être d'accord pour l'échéancier suspensif de la clause résolutoire proposé à hauteur de 36 mois en sus des loyers courants, et observe que la locataire a repris le paiement des loyers courants. Madame [S] [O] [L] divorcée [I], comparaissant en personne, reconnaît la dette et sollicite des délais suspensifs de la clause résolutoire et propose de régler sur 36 mois selon un échéancier progressif comme suit : 6 mois à hauteur de 100 euros, puis 6 mois à hauteur de 200 euros, puis 6 mois à hauteur de 300 euros et 17 mois à hauteur de 400 euros, la 36ème et dernière échéance soldant la dette. L'affaire a été mise en délibéré au 3 juillet 2024. MOTIFS Le paiement des loyers et charges aux termes convenus dans le bail est une obligation essentielle des locataires, qui résulte tant du bail signé entre les parties, qui prévoit une clause résolutoire, que de l'article 7 a de la loi du 6 juillet 1989. Or il résulte des pièces produites et il n'apparaît pas sérieusement contestable : - que des loyers et charges n'ayant pas été réglés, un commandement de payer a été délivré à Madame [S] [O] [L] Divorcée [I], le 28 novembre 2023, pour paiement des sommes restées dues selon décompte arrêté au 16 novembre 2023, qui vise la clause résolutoire du bail, et reproduit les dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et celles de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990, - que ses causes n'ont pas été réglées dans les 6 semaines de sa délivrance, de telle sorte que les conditions de résiliation du bail étaient réunies de plein droit dès l'expiration de ce délai de 6 semaines, soit le 10 janvier 2024, - qu'il est produit un historique, arrêté au 22 mai 2024 (échéance d'avril 2024 incluse) qui fait apparaître une somme restant due de 11000 euros, au paiement de laquelle il convient de condamner par provision, Madame [S] [O] [L] Divorcée [I], avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision, - que l'accord des parties à l'audience et la situation de la locataire, permettent de l'autoriser à s'acquitter de la dette selon des délais de paiement suspensifs de la clause résolutoire du bail, avec une clause de déchéance du terme en cas de non -respect des modalités de paiement de l'arriéré telles que définies au dispositif, - que ces délais de paiement valent pour régler les sommes dues au titre des dépens. -que les modalités d'expulsion et de fixation de l'indemnité d'occupation sont prévues au dispositif de la présente ordonnance ; -que l'équité ne commande pas de condamner Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] au titre de l'article 700 du Code de procédure civile ; -que Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] partie perdante, sera condamnée aux dépens en ce compris les frais s'assignation et de commandement de payer, et tels que définis à l'article 695 du Code de procédure civile auquel il est renvoyé, étant observé que les frais d'exécution relèvent le cas échéant du juge de l'exécution; -que l'exécution provisoire de la présente décision est de droit. PAR CES MOTIFS, Statuant publiquement en référé par ordonnance contradictoire mise à disposition au greffe, et en premier ressort, Déclarons recevable l'action de la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP), Constatons que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire du bail conclu entre les parties et ayant pris effet au 1er septembre 2004, pour les lieux situés [Adresse 3], sont réunies à la date du 10 janvier 2024 ; Condamnons par provision Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] à payer la somme de 11000 euros, à la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP) à titre d'arriéré locatif arrêté au 22 mai 2024 (échéance d'avril 2024 incluse), avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision ; Autorisons Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] à s'acquitter de cette dette selon un échéancier progressif comme suit : 6 mois à hauteur de 100 euros, puis 6 mois à hauteur de 200 euros, puis 6 mois à hauteur de 300 euros et 17 mois à hauteur de 400 euros, la 36ème et dernière échéance soldant la dette ; Disons que le premier versement interviendra à la même date que le terme courant, à la première date à laquelle le loyer est exigible, qui suit la signification de la présente ordonnance, et les suivants successivement avant le 15 de chaque mois ; Suspendons les effets de la clause résolutoire du bail dans la mesure de ces délais, et disons qu'en cas de respect de ces modalités, la résiliation du bail sera réputée ne jamais avoir été acquise ; Disons que le seul non-respect des délais de paiement, pour les sommes dues au titre des dépens n'a pas de répercussion sur la clause résolutoire du bail ; Disons qu'en cas de défaut de paiement d'une seule mensualité au titre du retard comme d'un seul terme courant comme il vient d'être dit : - la totalité de la dette deviendra immédiatement exigible, - la clause résolutoire du bail sera réputée acquise, Dans ce cas, Ordonnons, faute de départ volontaire, l'expulsion de Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] et celle de tous occupants de son chef, des lieux situés [Adresse 3], au besoin avec l'aide de la force publique et d'un serrurier, deux mois après la délivrance d'un commandement de quitter les lieux conformément aux dispositions de l'article L412 - 1 du code des procédures civiles d'exécution, Disons que les meubles trouvés dans les lieux seront traités conformément aux dispositions des articles L433-1, L433-2, R433-1 à R433-7 du même code et Disons n'y avoir lieu d'ordonner leur transport et séquestration, Condamnons Madame [S] [O] [L] Divorcée [I] à payer à la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP), à compter de la date d'acquisition de la clause résolutoire du bail, une indemnité provisionnelle d'occupation mensuelle égale au montant du loyer majoré des charges et accessoires, qui auraient été dus si le bail n'avait pas été résilié (indexation annuelle incluse), jusqu'au départ effectif des lieux de tout bien, de toute personne et la remise des clefs; Disons qu'il est équitable de laisser à la Régie Immobilière de la Ville de [Localité 4] (RIVP) la charge de ses frais irrépétibles ; Condamnons Madame [S] [O] [L] Divorcée [I], aux dépens, comprenant notamment le coût de l'assignation et du commandement de payer et tels que définis à l'article 695 du Code de procédure civile auquel il est renvoyé ; Rappelons que la présente décision est exécutoire de droit. Ainsi fait et jugé au tribunal judiciaire de Paris, le 3 juillet 2024. Le greffier, Le juge
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Synthèse
- Juridiction
- Tribunal Judiciaire
- Chambre
- PCP JCP ACR référé
- Date
- 3 juillet 2024
Référence
668d7ff253e3bdd07786749e
Données disponibles
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