Cour de Cassationcomm
Cour de Cassation · comm — 7 décembre 1993
- ECLI
- 6079d34c9ba5988459c5832d
- Date
- 7 décembre 1993
effet de commercelettre de changeacceptationaction directe du tiers porteur de l'effettiré s'étant constitué partie civile contre le tireurmauvaise foi du tiers porteurpreuve non rapportéesursis à statuer (non)procedure civilele criminel tient le civil en l'étataffaire pénale de nature à exercer une influence sur la solution du litigeaffaire pénale ne liant pas l'affaire civilebanqueescompteaction directe contre le tiré accepteurmauvaise foi de la banque non établieapplications diversesaction directe du tiers porteurplainte avec constitution de partie civile du tirémauvaise foi du tiers porteur non rapportée
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Nancy, 30 octobre 1991), que la société Catef, venant aux droits des sociétés Bullit et Settler, a été poursuivie en paiement de lettres de change acceptées par ces dernières par la Société marseillaise de crédit et a demandé qu'il soit sursis à statuer sur la plainte avec constitution de partie civile, qu'elle avait déposée du chef de faux en écritures de commerce ; Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté la demande de sursis à statuer, alors, selon le pourvoi, qu'ainsi la cour d'appel a violé l'article 4 du Code de procédure pénale et le principe suivant " le criminel tient le civil en l'état " ; qu'en effet, la plainte pénale concernait les mentions des lettres de change qui étaient contestées dans la présente instance, et que, dès lors, la décision pénale était de nature à avoir une incidence sur la décision civile, et notamment en ce qui concerne la date à laquelle ces mentions avaient été apposées sur les effets ; Mais attendu qu'ayant relevé qu'il n'était pas dénié devant la juridiction pénale que les altérations incriminées ont été commises après la présentation des effets à l'échéance initialement mentionnée et que la bonne foi de la banque jusqu'à cette date était également incontestée, la cour d'appel a pu retenir que les résultats à attendre de l'information pénale n'étaient pas susceptibles d'influer sur l'action cambiaire intentée par la banque et rejeter la demande de sursis à statuer ; que le moyen n'est donc pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Articles de loi cités
article 4 du Code de procédure pénale et le pri
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- comm
- Date
- 7 décembre 1993
- Matière
- effet de commerce
Référence
6079d34c9ba5988459c5832d
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel