Cour de Cassationcomm
Cour de Cassation · comm — 19 décembre 1989
- ECLI
- 6079d32f9ba5988459c57cfe
- Date
- 19 décembre 1989
reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)créanciers de la massecréance antérieure au jugement (non)contrat dont l'exécution a été poursuivie par la massecontrat stipulant l'indivisibilité des créances en résultantfournitures antérieures au jugementeffetscontrats en courscontinuationdettes antérieures au jugement déclaratifdettes de la masse (non)
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 13 de la loi du 13 juillet 1967 ; Attendu, selon les énonciations de l'arrêt attaqué, que la société Comap a vendu à la société Cokerille une machine à enduire dont le paiement devait être réalisé au moyen d'une surfacturation des livraisons de l'enduit et l'utilisation pendant une certaine période et pour une quantité déterminée ; que, l'acheteur ayant été mis en règlement judiciaire et le syndic ayant poursuivi l'exécution de la convention, le vendeur a réclamé à ce dernier le paiement, au titre de dettes sur la masse des créanciers, de factures afférentes à la période antérieure au jugement d'ouverture de la procédure collective ; Attendu que, pour accueillir cette demande, la cour d'appel a retenu l'existence d'une indivisibilité, résultant des clauses contractuelles, entre la vente de la machine et la fourniture du produit qu'elle mettait en place, indivisibilité ne permettant pas de dissocier le prix de ce produit de celui de la machine, ce dernier ayant été ultérieurement réglé par les prestations découlant de la poursuite du contrat ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que les parties ne pouvaient, en convenant d'une indivisibilité des créances litigieuses, faire échec aux dispositions légales selon lesquelles aucun créancier, dont la créance a son origine antérieurement à l'ouverture de la procédure collective, ne peut prétendre avoir une créance sur la masse, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 mars 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Amiens
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- comm
- Date
- 19 décembre 1989
- Matière
- reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)
Référence
6079d32f9ba5988459c57cfe
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel