Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 29 octobre 1996
- ECLI
- 6079b1879ba5988459c526e5
- Date
- 29 octobre 1996
conventions collectivestravaux publicsconvention nationale du 15 décembre 1992applicationapplication dans le tempspoint de départ1er juin 1993effetconvention nationale du 15 décembre 1954entrée en vigueurdispositions généralesdépôt auprès du service compétentdérogationsconditionsstipulations contrairesarrêté d'extensiondate de publication de l'arrêté
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article L. 132-10 du Code du travail et les articles 13.2 et 13.3 de la Convention collective nationale des ouvriers des travaux publics du 15 décembre 1992 ; Attendu qu'il résulte du premier de ces textes que les conventions et accords collectifs de travail sont applicables à compter du jour qui suit leur dépôt auprès du service compétent, à moins qu'ils ne comportent des stipulations contraires ; qu'aux termes du deuxième, la présente convention collective entrera en vigueur le premier jour du mois civil suivant la publication de l'arrêté ministériel portant son extension ; qu'il ressort du troisième qu'à la date de son entrée en vigueur cette convention annule et remplace dans toutes ses dispositions la convention collective nationale des ouvriers de travaux publics du 15 décembre 1954 ; Attendu que, selon le jugement attaqué, M. X..., conducteur d'engin au service de la Société chimique de la route, a été licencié pour motif économique le 12 novembre 1992 ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement d'un complément d'indemnité de licenciement ; Attendu que, pour accueillir la demande, le conseil de prud'hommes a énoncé que la convention collective nationale des ouvriers des travaux publics avait été remplacée par une nouvelle convention signée le 15 décembre 1992, non encore étendue à cette date, que l'arrêté ministériel d'extension du 27 mai 1993 (J.O. du 29 mai 1993) n'était applicable qu'aux entreprises n'étant pas affiliées à la FNTP et à la FNSCOP, que M. X... avait été licencié le 12 novembre 1992 avec un préavis de 2 mois le maintenant dans la société après le 15 décembre 1992, qu'il convenait de retenir la convention collective nationale signée le 15 décembre 1992, qu'il y avait lieu, en conséquence, d'appliquer les articles 10.3, 10.4 et 10.5 de ladite convention ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'il avait relevé que la convention collective nationale des ouvriers de travaux publics a été étendue par arrêté du 27 mai 1993 publié au Journal officiel le 29 mai 1993, ce dont il résultait qu'elle était entrée en vigueur le 1er juin 1993 et que, jusqu'à cette date, c'est la convention collective de 1954 qui continuait à recevoir application, le conseil de prud'hommes n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations et a violé les textes susvisés ; Et attendu qu'en application de l'article 627, alinéa 2, du nouveau Code de procédure civile, la Cour est en mesure, en cassant sans renvoi, de mettre fin au litige par application de la règle de droit appropriée ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qui concerne la demande en paiement d'un complément d'indemnité de licenciement, le jugement rendu le 22 octobre 1993, entre les parties, par le conseil de prud'hommes d'Epernay ; DIT n'y avoir lieu à renvoi ; DEBOUTE M. X... de sa demande en paiement d'un complément d'indemnité de licenciement.
Articles de loi cités
article L. 132-10 du Code du travail et les articles
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 29 octobre 1996
- Matière
- conventions collectives
Référence
6079b1879ba5988459c526e5
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel