Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 22 septembre 1993
- ECLI
- 6079b16e9ba5988459c52157
- Date
- 22 septembre 1993
contrat de travail, ruptureimputabilitédémission du salariémanifestation de volonté clairement expriméeemployeur ayant rendu impossible la poursuite du contrat de travailattitude de l'employeurattitude contraignant le salarié à donner sa démissioninexécution par l'employeur de ses obligations contractuelleslicenciementcausecause réelle et sérieusenonpaiement du salaire privant le licenciement de cause réelle et sérieusecontrat de travail, executionsalairepaiementdéfauteffetsrupture imputable à l'employeur
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Texte intégral
Sur le premier moyen : Vu l'article 1134 du Code civil et l'article L. 122-5 du Code du travail ; Attendu que M. Y..., engagé le 2 janvier 1990, par M. X... en qualité de menuisier, a envoyé à son employeur une lettre de démission le 7 septembre 1991 ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir paiement de salaires impayés, d'une indemnité de congés payés et de dommages-intérêts ; Attendu que pour débouter le salarié de sa demande de dommages-intérêts pour rupture abusive, la décision attaquée énonce que l'intéressé a adressé à son employeur une lettre de démission ; Attendu, cependant, que la rupture s'analyse en un licenciement lorsque l'employeur, par son fait, a rendu impossible pour le salarié la poursuite du contrat de travail et l'a contraint à démissionner ; Qu'en statuant comme il l'a fait, alors qu'il résultait de ses propres constatations que l'employeur, qui n'avait pas payé, en contrepartie du travail fourni, l'intégralité de la rémunération du salarié, avait contraint l'intéressé à cesser son travail, le conseil de prud'hommes, qui n'a pas tiré les conséquences légales qui en découlaient, a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il soit besoin de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en celles de ses dispositions ayant débouté le salarié de ses demandes de dommages-intérêts pour rupture abusive et de dommages-intérêts en réparation du préjudice moral, le jugement rendu le 30 janvier 1992, entre les parties, par le conseil de prud'hommes d'Etampes ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Corbeil.
Articles de loi cités
article 1134 du Code civil et larticle L. 122-5 du Code du travail
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 22 septembre 1993
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b16e9ba5988459c52157
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel