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CAHIER DES CHARGES D'HOMOLOGATION DES SYSTÈMES DE CONTRÔLE AUTOMATISÉ Chapitre Ier Description générale du processus d'homologation Article 1er Conditions générales de l'homologation En application des dispositions des articles R. 119-5-II et R. 119-8 du code de la voirie routière prévoyant l'obligation d'utiliser des équipements dont la conformité aux spécifications techniques réglementaires a été attestée, les conditions de l'homologation spécifiques aux systèmes de contrôle automatisé pour les franchissements d'une signalisation lumineuse fixe ou clignotante définies dans la sixième partie de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière (arrêté du 21 juin 1991) sont définies dans le présent cahier des charges. Article 2 Champ d'application 1. Un système automatisé de contrôle de franchissement d'une signalisation lumineuse fixe ou clignotante ou SCF, au sens du présent cahier des charges, est constitué par l'ensemble des dispositifs destinés à la détection des véhicules, à la prise de vue de la zone de détection, du véhicule et de sa plaque minéralogique, avec incrustation d'une ou plusieurs chaîne (s) de données alpha-numériques (s) et à l'archivage des clichés et des données qui les accompagnent. Il inclut également les éventuels dispositifs additionnels matériels et logiciels qui assurent la coordination de ces fonctionnalités, tels que le dispositif asservissant la décision d'état de présence illicite d'un véhicule dans la zone de détection, le déclenchement de la prise de vue correspondante ainsi que les éventuels dispositifs périphériques matériels et logiciels qui pourraient être nécessaires pour satisfaire aux exigences du présent cahier des charges, tel qu'un dispositif d'éclairage. L'homologation porte sur l'ensemble du dispositif décrit ci-dessus. 2. L'homologation porte sur le SCF dans son intégralité. Elle ne porte pas sur : ― le réseau de télétransmission, à l'exception des dispositifs de connexion entre le SCF et ce réseau ; ― les équipements, matériels et logiciels d'un centre d'exploitation qui recevrait les informations via un réseau de télétransmission. 3. Un SCF contrôle une ou plusieurs voies d'un couloir de circulation d'une chaussée composée au moins d'une voie. L'expression " contrôle une ou plusieurs voies " signifie que le SCF doit détecter les franchissements illicites se produisant sur les voies contrôlées par le SCF. Article 3 Procédure d'homologation Les systèmes automatisés de contrôle de franchissement d'une signalisation lumineuse fixe ou clignotante doivent satisfaire aux exigences dénommées spécifications techniques générales et particulières définies aux chapitres II et III du présent cahier des charges. La procédure d'homologation comprend les phases successives suivantes : Ces différentes phases sont détaillées ci-après. Article 4 Instruction du dossier de demande d'homologation La demande d'homologation est adressée par le fabricant ou l'importateur auprès de l'organisme désigné pour l'examen de type à l'article 14. Pour un fabricant étranger non établi dans l'Union européenne, la demande d'homologation n'est admise que si le fabricant peut faire la preuve qu'il dispose d'un représentant établi dans un Etat membre de l'Union européenne. Dans ce cas, la demande d'homologation peut être présentée par ce représentant. Le dossier, rédigé en langue française, doit comporter : L'organisme chargé de l'homologation peut également demander tout complément nécessaire à l'instruction de la demande lorsqu'ils sont nécessaires à la compréhension du fonctionnement du dispositif. Article 5 Examen de type, délivrance de l'homologation L'examen de type est la validation de la conception du système réalisé sur un exemplaire représentatif du système soumis à l'homologation dans le cadre d'essais de type, conformément à l'article 6. L'examen de type est sanctionné par un certificat d'homologation délivré par l'organisme désigné à l'article 14 au vu des résultats conformes des essais de type aux spécifications du cahier des charges d'homologation. Cet organisme définit, le cas échéant, les conditions particulières de vérification ou d'utilisation du système. Le certificat précise également, en tant que de besoin, la manière dont celles-ci sont portées à la connaissance des bénéficiaires, réparateurs ou vérificateurs. Toute modification de système homologué ou de ses conditions d'installation qui sont de nature à affecter de façon significative ses caractéristiques ou fonctionnalités est soumise à une nouvelle opération d'examen de type. Si la modification ne remet pas en cause les caractéristiques ou fonctionnalités du produit homologué, l'organisme désigné pour l'examen de type délivrera un nouveau certificat d'homologation pour le modèle établi d'après les pièces fournies dans la demande. Article 6 Essais de type initiaux Toute demande d'examen de type initial comprend des essais en laboratoire et sur site protégé réalisés sur un seul et même exemplaire du SCF. Ces essais et vérifications sont réalisés conformément à la procédure et aux modalités définies au chapitre IV. Article 7 Règles applicables aux demandeurs originaires de l'Union européenne Les fabricants ou importateurs établis dans l'Union européenne, dans l'Espace économique européen ou en Turquie peuvent : 7.1. Dans le cas de la première procédure, lorsque les mêmes essais et vérifications ont été effectués dans un Etat membre de l'Union européenne, de l'Espace économique européen et en Turquie, par un laboratoire présentant des garanties équivalentes à celles des laboratoires accrédités en France, le demandeur fournit les procès-verbaux des essais et vérifications effectués dans ces Etats à l'organisme désigné à l'article 14. 7.2. Dans le cadre de la procédure dite de " reconnaissance mutuelle ", les dispositifs fabriqués dans d'autres Etats membres de l'Union européenne ou dans d'autres Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen ou en Turquie, conformément aux règles techniques ou aux normes en vigueur dans ces Etats, et dont la conformité à ces règles ou à ces normes a été évaluée et attestée sur la base d'essais et de contrôles réalisés dans ces mêmes Etats, sont réputés équivalents aux équipements conformes aux prescriptions du présent arrêté à la condition d'offrir de façon durable des niveaux de sécurité et d'aptitude à l'usage équivalents. Sur la base de ce dossier et éventuellement d'essais complémentaires limités nécessités par des résultats d'essais imprécis ou lacunaires, l'organisme désigné ci-après peut établir si le matériel présenté offre un niveau de sécurité et d'aptitude à l'usage reconnu équivalent à celui spécifié dans le présent cahier des charges et établir alors l'attestation d'équivalence d'homologation. Si cette procédure ne permet pas d'établir les équivalences sus-indiquées. le candidat peut choisir la procédure définie à l'article 7-1 consistant à présenter une demande d'homologation. L'attestation d'équivalence est renouvelable tous les cinq ans au vu de résultats satisfaisant aux contrôles définis à l'article 7-3. L'organisme chargé de l'instruction des dossiers de reconnaissance mutuelle et de la délivrance de l'attestation d'équivalence est la délégation à la sécurité routière, département du contrôle automatisé (tour Pascal B, 92055 La Défense Cedex) du ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement. 7.3. Les produits ayant obtenu une attestation d'équivalence font l'objet de vérifications du contrôle de fabrication et éventuellement de contrôles de conformité périodiques non systématiques qui peuvent être réalisés en France ou dans le pays d'établissement du titulaire par les organismes ou laboratoires agrées dans ce pays présentant des garanties équivalentes à celles des organismes français. Article 8 Validité du certificat d'homologation La validité du certificat d'homologation est de cinq ans et peut être prorogée pour des périodes n'excédant pas cinq ans au total. Lorsque la validité du certificat d'homologation n'est pas prorogée, les instruments en service conformes à ce type continuent à pouvoir être utilisés et réparés mais la vérification primitive des instruments neufs ne peut plus être réalisée. Article 9 Vérification primitive La vérification primitive des instruments est l'opération de contrôle à l'unité attestant que les instruments neufs ou réparés respectent les exigences du présent arrêté et celles définies dans le certificat d'homologation de l'instrument concerné. La vérification primitive peut être réalisée par le fabricant ou le réparateur de SCF sous couvert d'un système d'assurance de la qualité approuvé suivant les dispositions de l'article 10 du présent cahier des charges. Le fabricant ou le réparateur peut également faire effectuer la vérification primitive sous la forme d'un contrôle de ses instruments par un organisme agréé par le ministre chargé des transports, conformément aux dispositions de l'article 15. Le demandeur de la vérification primitive doit fournir, en tant que de besoin, la main-d'œuvre nécessaire et les moyens matériels de vérification. L'organisme effectuant la vérification primitive peut faire procéder à des essais ou démontages d'instruments ou de parties d'instruments en vue de vérifier leur conformité. La vérification primitive des instruments neufs tient lieu de vérification périodique. Elle est sanctionnée par la délivrance d'une attestation et donne lieu au renseignement du carnet de suivi fourni par le fabricant ou accompagnant le SCF. Article 10 Modalités de délivrance de l'approbation du système d'assurance de la qualité Tout fabricant/ réparateur peut faire approuver son système d'assurance de la qualité conformément aux dispositions de l'annexe 5 du présent cahier des charges. L'approbation du système d'assurance de la qualité est réalisée et délivrée par l'organisme désigné à l'article 14. Le bénéficiaire de cette approbation doit se prêter à la surveillance annuelle de son système d'assurance de la qualité par l'organisme l'ayant approuvé (voir annexe 5). La validité de l'approbation du système d'assurance de la qualité est de trois ans et peut être renouvelée pour des périodes n'excédant pas trois ans chacune. Article 11 Vérification d'installation La vérification de l'installation d'un SCF est l'opération de contrôle attestant que le système satisfait aux dispositions techniques qui lui sont applicables et que ses conditions d'installation en assurent une utilisation correcte et répondent aux prescriptions réglementaires et de son certificat d'homologation. Elle est sanctionnée par la délivrance d'une attestation et donne lieu au renseignement du carnet de suivi fourni par le fabricant ou accompagnant le SCF. La vérification de l'installation consiste en l'examen, par un organisme agréé par le ministre chargé des transports, des éléments caractérisant l'installation du systéme, conformément aux dispositions de l'article 15. A cet effet, l'installateur du système doit, préalablement à la mise en service du SCF, adresser à l'organisme un dossier contenant : L'attestation de vérification de l'installation est délivrée après que ce dossier ait fait l'objet d'un examen par l'organisme susmentionné et qu'une inspection de l'instrument installé ait été réalisée. Cette attestation reste valable pour ce matériel tant que les conditions qui ont présidé à sa délivrance n'ont pas été modifiées. Article 12 Contrôle en service de bon fonctionnement Le contrôle en service de bon fonctionnement consiste en une vérification périodique des appareils mis en service permettant de vérifier le bon fonctionnement et garantir la validité de l'installation du SCF au regard des exigences du présent cahier des charges d'homologation. Cette vérification comprend une analyse in situ et/ ou à distance des infractions relevées par le SCF. Elle peut également comporter, si cela s'avère nécessaire, des essais complémentaires définis dans le certificat d'homologation. La vérification périodique est réalisée au moins une fois tous les deux ans d'exploitation par des organismes agréés par le ministre chargé des transports, conformément aux dispositions de l'article 15. La vérification périodique est sanctionnée par la délivrance d'une attestation et donne lieu au renseignement du carnet de suivi fourni par le fabricant ou accompagnant le SCF. Article 13 Marquage d'homologation Tous les produits fabriqués conformément au produit homologué doivent être identifiés par inscription visible de l'extérieur des informations suivantes au minimum : Article 14 Organisme accrédité désigné pour l'examen de type, l'approbation du système d'assurance qualité et l'homologation Le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), 1, rue Gaston-Boissier, 75724 Paris Cedex 15, organisme accrédité, est chargé de l'examen de type et de l'approbation du système d'assurance qualité des fabricants qui en effectuent la demande. En application de l'article R. 119-5-II (b) du code de la voirie routière, le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), organisme accrédité, est désigné à l'effet de délivrer les homologations des systèmes automatisés de franchissement d'une signalisation lumineuse fixe ou clignotante. Article 15 Organismes agréés pour les vérifications primitives, d'installation et les contrôles en service du bon fonctionnement Les organismes agréés pour la réalisation des procédures prévues aux articles 9,11 et 12 du présent arrêté doivent satisfaire à la condition suivante : L'organisme tient à la disposition du ministère chargé des transports les documents relatifs aux qualifications du sous-traitant et aux travaux effectués par celui-ci en vertu du présent arrêté. En vue de son agrément l'organisme doit établir un manuel d'assurance de la qualité démontrant la conformité de son système qualité : Si l'utilisation de procédures de vérification ou de moyens matériels ou humains différents d'une région à l'autre est envisagée, le dossier déposé doit décrire toutes les possibilités. Article 16 Demande d'agrément des organismes chargés de la vérification primitive, d'installation et du contrôle en service de bon fonctionnement La demande d'agrément est adressée à la délégation à la sécurité routière du ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement. La demande d'agrément est accompagnée d'un dossier décrivant notamment : Article 17 Instruction de la demande d'agrément Le dossier de demande est instruit par la délégation à la sécurité routière qui procède à un audit de l'organisme demandeur de l'agrément. A l'issue de cette instruction, la délégation à la sécurité routière prononce l'agrément du demandeur ou motive son refus. La validité de la décision d'agrément est de trois ans. Cette décision d'agrément vaut pour tout le territoire national. Le bénéficiaire de l'agrément communique à la délégation à la sécurité routière tous les éléments nécessaires à sa surveillance. Le titulaire d'un agrément doit informer sans délai la délégation à la sécurité et à la circulation routière de toute modification intervenue dans les éléments de son dossier d'agrément. Celle-ci peut décider de procéder à un audit exceptionnel pour examiner si les conditions ayant présidé à l'agrément de l'organisme sont toujours respectées. Article 18 Paiement des frais Les frais d'examen de type, de vérification primitive, de vérification de l'installation et du contrôle en service de bon fonctionnement sont à la charge du demandeur. Chapitre II Spécifications techniques générales Article 19 Les spécifications techniques générales Les spécifications techniques générales concernant les SCF tels que définis à l'article 2 doivent être conformes aux dispositions ci-après : Les essais sont réalisés sur le même échantillon et suivant les normes en vigueur définies par l'organisme désigné pour l'examen de type en fonction de la technologie du SCF. L'installation électrique n'est pas couverte par le présent arrêté, toutefois elle doit être conforme aux normes et règlements liés aux installations sur site. Chaque installation de SCF doit notamment bénéficier d'un certificat de conformité électrique délivrée par le CONSUEL. Article 20 Architecture logicielle Le système doit comporter une commande permettant, en local et à distance, d'identifier par son checksum (somme de contrôles) chacun des logiciels certifiés constitutifs du SCF. L'architecture logicielle du SCF doit être telle que le ou les logiciels qui ne font pas partie du champ d'homologation n'interfèrent pas avec le ou les logiciels du SCF faisant l'objet de l'homologation. Les fonctions homologuées du SCF ne doivent pas être altérables par des interfaces de liaison ou de communication éventuelles. Article 21 Horloges 1. L'horloge utilisée pour déterminer l'horodate doit se synchroniser automatiquement avec une horloge de référence. La synchronisation ne peut avoir lieu entre les clichés d'un même message d'infraction. 2. L'horodate doit pouvoir être consultée in situ et à distance à des intervalles réguliers. 3. La durée écoulée (article 25) doit être maîtrisée et garantir une erreur maximale tolérée de +/ ― 1/10 de seconde. Chapitre III Spécifications techniques particulières Article 22 Champ d'application des spécifications techniques particulières 1. Les spécifications techniques particulières décrites dans le présent chapitre sont applicables : 2. Elles concernent les véhicules suivants : Exigences en matière de détection de franchissement Article 23 Voies contrôlées 1. Une voie de circulation est dite contrôlée si le SCF est réputé pouvoir détecter un franchissement commis par un véhicule qui y circule. 2. Le SCF doit pouvoir contrôler les voies du sens de circulation concerné. Un véhicule qui y circule en sens inverse ne doit pas être contrôlé. 3. Dans la cas d'une signalisation clignotante, le SCF doit pouvoir contrôler les véhicules qui se déporteraient sur les voies du sens de circulation opposé pour effectuer un dépassement ou un franchissement, par exemple un franchissement en baïonnette d'un passage à niveau. Article 24 Délai de déclenchement 1. Le SCF doit être capable de ne déclencher le contrôle que lorsque le signal lumineux est actif depuis une durée au moins égale au délai dit " de déclenchement ". 2. Dans le cas d'un signal lumineux clignotant dont l'allumage n'est précédé d'aucune phase d'alerte analogue à la phase jaune des feux d'intersection routiers, le délai de déclenchement permet à un véhicule surpris par l'activation du signal lumineux de s'arrêter en toute sécurité. 3. Le délai de déclenchement doit pouvoir être paramétré in situ et à distance, en fonction du site et doit être paramétrable par pas de 0,1 seconde. Article 25 Durée écoulée La durée écoulée est définie comme étant la durée entre l'activation du signal lumineux fixe ou clignotant et la prise de chacune des vues constituant le message d'infraction. Article 26 Signal lumineux de rappel Le signal lumineux de rappel n'est considéré que dans le cas d'une signalisation lumineuse clignotante. Dans ce cas, ce signal de rappel lumineux clignote en alternance avec le premier signal lumineux clignotant. Article 27 Ligne d'effet du signal lumineux La ligne d'effet du signal lumineux est définie à l'article R. 412-30 du code de la route. 1. La ligne d'effet du signal lumineux, pour un sens de circulation, est une ligne perpendiculaire à l'axe de la chaussée au droit ou à quelques mètres en amont du poteau de feu du signal lumineux. 2. Dans le cadre du SCF, cette ligne est systématiquement marquée au sol, sur la partie droite de la chaussée affectée au sens de circulation contrôlé, conformément aux dispositions de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière, septième partie. Article 28 Obtention de l'état du signal lumineux L'état du signal lumineux ne peut être obtenu que grâce à des procédés totalement non intrusifs ne nécessitant aucune connexion aux matériels de signalisation lumineuse, à l'exception éventuelle d'un contact mis à disposition par le gestionnaire des équipements de signalisation lumineuse. Il résulte de l'alinéa précédent que le SCF doit rester totalement indépendant du contrôleur du signal lumineux et qu'il ne doit en aucun cas altérer les caractéristiques photométriques, colorimétriques ou électriques des signaux lumineux. Article 29 Détection des véhicules en franchissement de la ligne d'effet du signal lumineux Le SCF doit détecter l'ensemble des véhicules franchissant dans le sens de circulation contrôlé la ligne d'effet du signal lumineux alors que le signal rouge fixe ou clignotant est activé depuis une durée supérieure à la durée dite délai de déclenchement définie ci-dessus. Article 30 Aucune fausse détection n'est autorisée, ce qui signifie qu'aucun véhicule doit être contrôlé alors qu'il n'aurait pas dû l'être. Lors des franchissements, aucun message d'infraction ne doit notamment être émis lorsque le début et/ ou la fin du franchissement par le véhicule a lieu alors que le signal lumineux fixe est dans l'état vert ou jaune ou alors que le signal lumineux clignotant est éteint ou allumé au rouge depuis une durée inférieure ou égale au délai de déclenchement. Les véhicules circulant en sens inverse au sens contrôlé ne doivent pas générer de message d'infraction. Article 31 Taux de non-détection Les véhicules qui n'ont pas été contrôlés, alors qu'ils auraient dû l'être, sont considérés comme des non-détections. Le pourcentage maximum de non détection doit être inférieur ou égal à 10 % pour toute série chronologiquement ordonnée et consécutive d'au moins 100 véhicules contrôlés par le système. Il est applicable à l'ensemble des véhicules, sans aucune correction tenant compte des types de véhicules impliqués. MIF et prises de vue Article 32 Exigences relatives à la situation des véhicules lors des prises de vue Un MIF est constitué par un ensemble composé d'au moins deux clichés numériques. Les deux premiers clichés doivent montrer le véhicule dans les situations suivantes : 1. Premier cliché : le véhicule chevauche la ligne d'effet du signal lumineux ou son prolongement sur la chaussée, autrement dit l'avant du véhicule est situé au-delà de la ligne d'effet et l'arrière du véhicule en deçà de la ligne d'effet, et ce quelle que soit la distance entre les extrémités du véhicule et la ligne d'effet du signal lumineux ; Si le MIF comporte plus de deux clichés, seuls les deux premiers sont concernés par les exigences du présent cahier des charges. Les éventuels clichés composant la séquence et postérieurs au deuxième cliché sont considérés comme des informations complémentaires et facultatives. Article 33 Taux de non-conformité des clichés Sont considérées comme non conformes les séquences de clichés ne répondant pas aux exigences de l'article 32 et en dehors des cas de fausses détections visées à l'article 30. Le pourcentage maximum de clichés non conformes doit être inférieur ou égal à 15 % pour toute série chronologiquement ordonnée et consécutive d'au moins 100 véhicules contrôlés par le système. Clichés Article 34 Exigences relatives aux deux premiers clichés L'appareil de prise de vue permet de fournir des clichés sur lesquels apparaissent : Article 35 Taux de plaques lisibles Le pourcentage de plaques lisibles sur au moins un cliché, selon les conditions fixées à l'article 34, doit être supérieur ou égal à 95 % hors cas de masquage. Ce pourcentage s'applique à toute série chronologiquement ordonnée et consécutive d'au moins 100 véhicules contrôlés par le système. Article 36 Données à incruster sur les clichés Chacun des clichés doit pouvoir comporter en incrustation les éléments suivants : ― l'identifiant du lieu de la prise de vue dans un codage permettant d'identifier de manière univoque la zone et le sens de circulation concernés ; La position et le format des données incrustées doivent être tels qu'ils ne diminuent en rien la lisibilité des éléments utiles des photos. Chapitre IV Essais d'homologation Tous les essais d'homologation doivent être réalisés sur un échantillon unique conforme en tout point au type à homologuer. Article 37 Contrôle de conformité du dossier technique du matériel Le contrôle de conformité du dossier technique est réalisé conformément aux dispositions prévues à l'annexe III. A. ― CONTRÔLES ET ESSAIS EN LABORATOIRE Article 38 Essais de type initiaux en laboratoire Les essais de type initiaux en laboratoire portent sur les caractéristiques suivantes : ― article 19 : Les spécifications techniques générales ; B. ― ESSAIS DE TYPE INITIAUX SUR SITE PROTÉGÉ Article 39 Essais sur site protégé Les essais sur site protégé ont pour but de vérifier la conformité du système aux exigences suivantes du présent cahier des charges : ― article 21 : Horloges ; Article 40 Dispositions spécifiques au système testé Les positions longitudinale et latérale de l'appareil de prise de vue ainsi que sa hauteur, son azimut et son inclinaison sont définies par le demandeur de l'homologation qui procède lui-même aux réglages qu'il estime nécessaires. Les dispositifs de détection sont installés par le demandeur, ou par le laboratoire sur les instructions de celui-ci. Le demandeur a toute latitude pour procéder aux réglages et paramétrages qu'il juge utiles à la condition unique que ces réglages soient définis et décrits dans le manuel d'utilisation. Au terme de ces réglages et paramétrages, il notifie formellement par écrit au laboratoire que le système est apte à être testé. Les tests sont alors réalisés hors de la présence du demandeur. Article 41 Caractéristiques des essais sur site protégé Le principe des essais sur site protégé consiste à réaliser un nombre déterminé de franchissements du signal lumineux par différents types de véhicules pendant les différents états de signal, de jour et de nuit, et pour diverses conditions d'occupation de la chaussée, le SCF étant en état de marche. Les essais sont réalisés conformément au protocole d'essais défini par l'organisme désigné pour l'examen de type. Annexes Annexe 1 GLOSSAIRE
Armoire
Le mot armoire, enveloppe et coffret sont utilisés indifféremment pour désigner le contenant qui abrite tout ou partie des SCF.
Candidat
Personne physique ou morale présentant un SCF pour homologation.
Centre d'exploitation
Centre qui pilote les SCF et en exploite les données.
Conditions météorologiques normales
Situation météorologique ne comportant aucune perturbation.
Conditions météorologiques normalement dégradées
Perturbations météorologiques de tout type dont la nature, la durée et l'intensité peuvent être considérées comme usuelles pour le site considéré, c'est-à-dire dont il est attesté qu'elles sont rencontrées plusieurs fois chaque année et qui ne nécessitent pas d'actions particulières de la part des pouvoirs publics pour la sauvegarde des personnes et des biens.
COFRAC
Comité français d'accréditation.
CONSUEL
Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité.
Ligne d'effet des feux
La ligne d'effet des feux est matérialisée sur la chaussée. Lorsqu'elle n'est pas matérialisée, elle se situe avant le passage pour piétons s'il précède les feux et, dans les autres cas, dans un plan perpendiculaire à l'axe de la voie et passant par les feux.
Ligne des feux
La ligne des feux est la droite perpendiculaire à l'axe de circulation passant par le feu.
Outils d'exploitation (du SCF)
Logiciels et matériels présents au centre d'exploitation et permettant le dialogue avec les SCF et l'exploitation des données.
Réseau de télé-transmission
Réseau permettant d'acheminer vers un centre d'exploitation les informations recueillies in situ et permettant aussi une communication avec l'équipement.
Signal lumineux
Signal fixe ou clignotant imposant un arrêt des véhicules lorsque ce dernier est de couleur rouge.
Rappel du signal lumineux
Lorsque le signal lumineux est clignotant, ce dernier est rappelé par un autre signal lumineux qui clignote en alternance. La position du signal lumineux de rappel est à définir en fonction du site.
Site protégé
Site de test reproduisant la configuration d'un site équipé de signalisation lumineuse mais protégé de la circulation générale. Sur ce site des véhicules de test circulent selon des scénarios prédéfinis.
Véhicule
Mobile pouvant être contrôlé par le SCF : VL, PL et 2 roues immatriculés.
Unité logique
Ensemble des dispositifs matériels rassemblés au sein d'une enveloppe. Les appareils de prise de vue peuvent, suivant les systèmes, être extérieurs ou intérieurs à l'enveloppe. Annexe 2 DOSSIER TECHNIQUE DU FABRICANT Renseignements généraux sur la société Structure Raison sociale. Nationalité. Numéro du registre du commerce ou bien équivalent en cas d'établissement dans un autre Etat membre de l'Union européenne, de l'Espace unique européen ou la Turquie, ou bien, nom du représentant établi dans l'Union européenne, l'espace unique européen ou de la Turquie et éléments faisant valoir la représentativité pour les fabricants étrangers non établis dans l'Union européenne, l'espace unique européen ou la Turquie : Usine de fabrication des produits faisant l'objet de la demande d'homologation Remplir un dossier par usine : Opérations de contrôle en usine Indications générales Organisation des contrôles (préciser la méthode retenue et le rattachement de la personne ou du service responsable du contrôle) ; Méthodes et essais de contrôle Contrôles des approvisionnements : Contrôles réalisés en cours de fabrication : Contrôles réalisés sur les produits finis : Résultats des contrôles consignés dans