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GUIDE D'EMPLOI DES ISOLANTS COMBUSTIBLES DANS LES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC
La fonction isolation concerne généralement deux préoccupations : I-2. Mesures préventives retenues Les mesures préventives retenues par le premier paragraphe de l'article AM 8 sont : I-3. Règles de mise en oeuvre Les ouvrages incorporant un isolant combustible doivent être réalisés conformément aux règles techniques en vigueur, notamment les prescriptions des documents techniques unifiés (DTU) et celles des avis techniques, en tenant compte, le cas échéant, des règles de mise en oeuvre mentionnées au paragraphe III-5. I-3.1. Continuité des écrans En situation d'incendie, les jointoiements et les fixations de l'écran contribuent, avec la nature et l'épaisseur de celui-ci, à la réalisation de la performance de protection pendant la durée spécifiée à l'article AM 8 (un quart d'heure ou une demi-heure). I-3.2. Recoupement des isolants combustibles Les solutions constructives ne doivent permettre, en aucun cas, le transfert des produits de dégradation ou de combustion de l'isolant (effluents gazeux, matière fondue) vers des volumes isolés (2) autres que celui qui est déjà affecté par l'incendie. Partie II D'une manière générale, les éléments séparatifs justifiant d'un classement coupe-feu 1/2 heure ou plus sont considérés comme écrans apportant une protection thermique des isolants durant au moins 1/4 heure pour les parois verticales et les sols. De même, les éléments séparatifs justifiant d'un classement coupe-feu 1 heure ou plus sont considérés comme écran apportant une protection des isolants d'au moins 1/2 heure pour les autres parois. II-1. Ecrans ne nécessitant pas de justification La mise en oeuvre de ces écrans doit satisfaire les règles du paragraphe I-3.1. Les épaisseurs indiquées sont des valeurs minimales. Elles peuvent être atteintes par la mise en oeuvre d'un ou plusieurs lits. II-1.1. Parois verticales Contre-cloisons : Tableau 1
NATURE DU REVÊTEMENT
MASSE VOLUMIQUE
ÉPAISSEUR (mm)
Bois massif
e < 600 e >
18 14
Panneau de contreplaqué
450 < e >
21 18
Panneau de particules
e >
16
Panneau de particules agglomérées au ciment
e >
12
Panneau de lamelles minces orientées (OSB)
e >
18
Panneau de fibres moyenne densité (MDF)
e >
18
II-1.1.2. Façades légères et bardages Lorsqu'une couche isolante combustible est contenue dans les remplissages opaques ou les caissons, un écran de protection thermique doit être mis en oeuvre suivant les dispositions du paragraphe II.-1.1.1. II-1.2. Toitures Les recoupements visés au paragraphe I-3.2 sont nécessaires dans tous les cas suivants, sauf II-1.2.1 : II-1.2.1. Toitures à gros oeuvre en béton ou en maçonnerie Elément porteur support de l'isolant combustible, formant plafond, et présentant un degré coupe-feu 1/2 h (cf. DTU feu-béton NF P 92701 ou XP ENV 1992-1.2, ou procès-verbal de justification), par exemple : II-1.2.2. Toitures à élément porteur en tôles d'acier nervurées Sur tôles pleines ou perforées il y a lieu d'interposer, entre la sous-face de l'isolant combustible et les tôles porteuses formant plafond, l'un des types d'écran protecteur suivants : II-1.2.3. Toitures à élément porteur continu en bois L'élément porteur forme le plafond. Il doit répondre à l'article AM 4. Tableau 2
MATÉRIAU CONSTITUTIF DE L'ÉCRAN
ÉPAISSEUR (mm)
Bois massif e < 600 kg/m3
30
Bois massif e >
26
Panneau de contreplaqué : e < 600 kg/m3 e >
40 35
Panneau de particules e >
32
Panneau de lamelles minces orientées (OSB)
35
Tableau 3
ÉLÉMENT PORTEUR
COMPLÉMENT DE PROTECTION POSSIBLE (3) (4) (AU CHOIX)
Epaisseur
Panneau de particules (rapporté sur l'une des faces de l'élément porteur)
Plaque de parement en plâtre (rapportée sur l'une des faces de l'élément porteur)
Laine de roche ou perlite
Lames de bois massif rainées-bouvetées Epaisseur 22 mm
e < 600 kg/m3
10 mm
9,5 mm
30 mm
e >
8 mm
9,5 mm
30 mm
Panneau de particules e > Epaisseur 18 mm
14 mm
9,5 mm
30 mm
Panneau à lames orientées (OSB) Epaisseur 15 mm
18 mm
12,5 mm
40 mm
Panneau de contreplaqué
Epaisseur (1) 10 mm
22 mm
15 mm
40 mm
Epaisseur (2) 12 mm
20 mm
15 mm
40 mm
(1) Epaisseur minimale prescrite par le DTU n° 43.4 pour les panneaux portés sur leurs quatre rives. (2) Epaisseur minimale prescrite par ce même document pour les panneaux dont les rives perpendiculaires aux appuis ne sont pas supportées. (3) Seule la face inférieure répond à AM 4. (4) Fixé mécaniquement aux appuis du premier lit si rapporté en face inférieure. II-1.2.4. Ecran en sous-face de toitures Les écrans admis sont ceux définis aux paragraphes II-1.2.2 et II-1.2.3 ci-avant. II-1.3. Parois horizontales intérieures Chapes et dalles flottantes traditionnelles, rapportées : II-1.3.2. Planchers intermédiaires Ils doivent répondre à deux exigences simultanées, celle applicable aux sols (suivant paragraphe II-1.3.1) et celle applicable aux plafonds. Dans ce dernier cas, l'isolant combustible doit être protégé en sous-face par l'un des types d'écran appropriés mentionnés dans les paragraphes II-1.2.2 et II-1.2.3 (et, dans le cas de prédalles en béton, enduit plâtre de 20 mm ou projection d'un produit offrant une protection en résistance au feu équivalente à 6 cm de béton). Les planchers hauts des vides sanitaires peuvent être réalisés avec des entrevous homogènes en plastique alvéolaire dont la sous-face n'est pas protégée, sous réserve de respecter l'article CO 13. II-2. Ecrans à justifier Les écrans à justifier sont ceux qui n'apparaissent pas au paragraphe II-1. Cette justification est établie par un laboratoire agréé pour la résistance au feu. Le laboratoire s'appuie sur des éléments de preuve que lui fournit le demandeur ou procède à un essai qui permet d'attester, pour la durée requise (1/4 heure ou 1/2 heure) : II-2.1. Ecran au contact de l'isolant Divers types d'essai sont susceptibles d'apporter les informations nécessaires, par exemple : II-2.2. Ecran sans contact avec l'isolant Il s'agit de systèmes dans lesquels une cavité, plénum y compris, est présente entre l'écran et l'isolant. Partie III Le paragraphe 2 de l'article AM 8 prévoit que des produits isolants qui ne répondent pas aux exigences du paragraphe 1 de cet article ne peuvent être mis en oeuvre qu'après avis favorable de la Commission centrale de sécurité (CCS). Cet avis est prononcé au vu d'une appréciation préalable du CECMI. III-1. Examen du domaine d'emploi revendiqué L'organisme examinera le domaine d'emploi visé par le demandeur. Ce domaine d'emploi sera défini selon la nomenclature de la réglementation des ERP (catégories et types) et de facteurs prépondérants tels que : présence ou non de locaux à sommeil, hauteur(s) caractéristique(s) des volumes accessibles au public, nombre de niveaux du bâtiment, locaux à risques particuliers... III-2. Identification de scénarios d'incendie L'organisme procédera au choix du ou des modèles pertinents d'action thermique. Pour ce faire, les différentes situations d'incendie susceptibles de se produire seront identifiées. Seront prises en compte les destinations revendiquées, la nature, l'importance et la localisation des charges calorifiques susceptibles d'être impliquées. Des simulations numériques permettront, le cas échéant, d'optimiser le choix des modèles d'action thermique. III-3. Choix du ou des essais mettant en jeu Pour ces essais globaux, il y aura lieu de contrôler (exploitation d'essais antérieurs) ou d'assurer (essais à réaliser) la représentativité des corps d'épreuve, au regard de la mise en oeuvre de la solution constructive considérée : partie d'ouvrage, orientation, liaisonnement, fixation des divers composants, recoupement... III-4. Analyse des réponses de la solution constructive L'interprétation des résultats de ces évaluations s'appuiera sur le relevé, à l'issue des essais, de la dégradation de l'isolant combustible vue sous deux aspects : III-5. Proposition d'un domaine d'emploi justifié, Cette proposition de domaine d'emploi devra tenir compte de l'analyse des réponses de la solution constructive et, le cas échéant, des dispositions de l'arrêté du 4 novembre 1975.