LEGI > ARTI > 00 > 00 > 06 > 67 > 84
proposition de loi relative à la sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d'attraction
projet de loi définissant les conditions dans lesquelles doivent être pourvus les emplois civils permanents de l'Etat et de ses établissements publics et autorisant l'intégration des agents non titulaires occupant de tels emplois
9 mars 2023, la loi adaptant le Code du travail au droit de l'Union européenne est définitivement adoptée.
Nouvel article de Juris Défi , un réseau de professionnels du droit qui réunit notaires et avocats issus de divers horizons, aux profils et compétences variés, au sein duquel chaque adhérent acquiert de nouveaux savoirs. La loi qui adapte le Code du travail au droit de l’Union européenne a été promulguée le 9 mars dernier et publiée au Journal officiel le lendemain. Retour sur les ajustements de plusieurs dispositions du Code du travail...
Autour d’un récent arrêt du Conseil d’Etat sur le respect de la dignité (CE ord. 9 janv. 2014)
«L'affaire Dieudonné» a réveillé en France un débat que l'on pensait révolu sur la censure. Héritière du message de la Révolution française, la liberté d'expression est la règle et la restriction de police, l'exception. La loi interdit et sanctionne les abus (diffamation, injure, incitation à la haine raciale…) mais seul le risque de trouble à l'ordre public à raison des circonstances locales autorisait l'administration à restreindre préventivement la liberté d'expression. Ce système a cependant trouvé ses limites. En dépit de nombreuses condamnations pénales en raison de provocations répétées à la discrimination raciale, un acteur engagé a poursuivi ses spectacles, suscitant des polémiques et un trouble dans l'opinion publique qui lui assuraient paradoxalement une publicité importante. C'est cet engrenage que la haute juridiction administrative française a voulu arrêter. En interdisant ce spectacle, le Conseil d'Etat renoue avec son souci de prévenir les atteintes à l'ordre public et à la cohésion nationale et, s'inspirant des décisions de la cour européenne des droits de l'homme, elle-même influencée par la jurisprudence de la Cour suprême américaine, il sanctionne les atteintes à la «dignité de la personne humaine». Comme dans l'affaire des «lancers de nains» en 1995, le juge administratif français considère que la liberté d'expression ne peut servir à promouvoir l'antisémitisme et la haine raciale. L'abus de droit qui consiste à utiliser une liberté pour en détruire une autre est ici clairement sanctionné. Si cette affaire a rencontré un tel écho en France, c'est parce que chaque limitation de la liberté d'expression renvoie au débat récurrent sur la conception même de la démocratie (cf interdiction de la liberté pour les ennemis de la liberté?). C'est pourquoi le juge reste très prudent dans l'exercice de son contrôle juridictionnel et attentif à concilier la liberté d'expression avec l'objectif de respect de la dignité de la personne humaine qui est fondé sur une certaine idée de l'égalité entre tous les citoyens qui ont un droit égal au respect de leur dignité.
proposition de loi relative à l'assurance maladie complémentaire des professions agricoles et forestières des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle)